Tandis que les feux d'artifice illuminent le ciel de Tel-Aviv pour célébrer les 75 ans d'Israël, dans les salons feutrés de Washington, Londres et Paris, d'autres célèbrent. Ils célèbrent ce qu'ils espèrent être les derniers anniversaires de l'État juif.
Car depuis 77 ans maintenant, depuis le tout premier jour de l'indépendance israélienne, une guerre secrète fait rage. Une guerre menée non pas par les ennemis déclarés d'Israël — ceux-là, on les connaît, on sait les combattre — mais par ceux qui sourient en public, serrent des mains, signent des accords... et conspirent en privé.
Cette guerre-là, personne n'en parle. Cette guerre-là, ce livre la révèle.
Imaginez cette scène, parfaitement réelle, qui s'est déroulée le 15 octobre 2023, soit huit jours après le massacre du 7 octobre : Dans un salon privé du Willard Hôtel à Washington, trois hommes dînent discrètement. L'un d'eux essuie une larme factice en évoquant les "pauvres victimes palestiniennes de la riposte israélienne". Les deux autres acquiescent gravement. Ils parlent de "proportionnalité", de "droits humains", de "solution à deux États".
Ces trois hommes ? Un milliardaire philanthrope dont les fondations financent depuis 30 ans la délégitimation d'Israël. Un ancien président américain qui a passé 8 ans à tenter d'affaiblir l'État juif. Un ancien Premier ministre israélien qui a trahi son propre pays.
Leur sujet de conversation ce soir-là ? Comment exploiter le "7 octobre" pour enfin en finir avec Netanyahu et contraindre Israël à accepter un État palestinien qui signifierait sa mort à petit feu.
Cette scène, documentée par les services de sécurité israéliens, illustre parfaitement la réalité que ce livre expose : Israël ne combat pas seulement le Hamas, le Hezbollah ou l'Iran. Israël combat une alliance secrète entre milliardaires occidentaux, services secrets corrompus et élites antisionistes qui orchestre méthodiquement sa destruction depuis 1948.
Tout a commencé le 14 mai 1948, quelques heures seulement après la proclamation d'indépendance. Tandis que David Ben Gourion lisait la déclaration historique, dans les bureaux du Foreign Office britannique et du département d'État américain, des télégrammes urgents étaient déjà expédiés.
Le message était clair : "Ce petit État ne doit jamais devenir vraiment indépendant."
Depuis lors, les méthodes ont évolué, les acteurs ont changé, mais l'objectif est resté le même : transformer Israël en État fantoche contrôlé par l'Occident, ou le détruire s'il résiste.
"La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera." — Émile Zola · En exergue du livre
L'homme qui n'avait pas de nom observa lentement les visages autour de la table. Ils étaient douze. Douze hommes silencieux, assis dans l'ombre, immobiles.
Douze traîtres.
Il parla enfin, d'une voix basse mais parfaitement contrôlée.
"Vous comprenez ce que nous faisons cette nuit ?"
Personne ne répondit. La climatisation ronronnait doucement. Au-dessus d'eux, quatre millions d'Israéliens dormaient, inconscients du fait que leur destin se jouait à trente mètres sous terre.
"Nous ne détruisons pas un gouvernement", poursuivit-il sans élever la voix. "Nous ne renversons pas un homme."
Il marqua un temps, suffisamment long pour que chacun mesure la portée de ses mots.
"Nous reprogrammons une nation."
Il fit glisser une enveloppe Kraft au centre de la table. Elle s'arrêta devant eux.
"À l'intérieur, vous trouverez les noms des juges, les nominations prévues et le calendrier précis. Dans six mois, la Cour suprême sera sous contrôle. Dans deux ans, aucune décision ne passera sans validation préalable."
"Le système sera verrouillé de l'intérieur."
Un homme finit par lever la main. Il avait les cheveux gris, un costume sombre et le regard prudent d'un comptable.
"Et si le peuple se réveille ?" demanda-t-il.
L'homme sans nom esquissa un sourire bref. Un sourire froid, calculé, parfaitement maîtrisé.
"Le peuple regarde la télévision que nous contrôlons. Il lit les journaux que nous finançons. Il croit ce que nous lui disons. Le peuple ne se réveillera pas."
Il se pencha légèrement en avant.
"Et s'il se réveille malgré tout ? Nous avons prévu cette éventualité."
Il sortit calmement un téléphone de sa poche.
"J'ai trois numéros enregistrés. Washington. Londres. Bruxelles."
"Et les livraisons d'armes s'arrêtent. Trois appels. Et ce pays devient un paria international."
Le silence était total. Aucune question ne fut posée.
"Dans ce cas," conclut-il, "le Projet Gardien est officiellement lancé."
Il se leva sans précipitation.
"Messieurs, nous venons de sauver ce pays de lui-même. L'histoire nous remerciera."
Il quitta la salle sans se retourner.
À l'extérieur, l'aube commençait à se lever sur Tel Aviv. Une aube semblable à toutes les autres, ignorant encore qu'elle était la première d'une nouvelle ère.
L'ère du mensonge institutionnalisé.
Ariel Neumann n'avait jamais aimé les convocations matinales. En 22 ans de carrière à l'Institut, il avait appris que les bonnes nouvelles arrivaient l'après-midi, avec un café tiède et des félicitations formelles. Les convocations de 6h45 annonçaient toujours un dossier problématique.
Il traversa le hall anonyme du bâtiment — un quartier d'affaires banal, rien de glamour. Pas de gadgets, pas de voitures de sport, pas de mythologie héroïque. Seulement des bureaux fatigués, des ordinateurs vieillissants, et des hommes et des femmes qui travaillaient 16 heures par jour.
Et qui mouraient, parfois, sans que personne ne prononce leur nom.
Derrière son bureau, Yossi Brenner feuilletait un dossier. Il avait 60 ans, le crâne rasé, et une cicatrice ancienne sur la joue gauche.
"Tu connais le protocole Samson, n'est-ce pas ?"
Ariel hocha la tête.
"Oublie tout ce que tu crois savoir."
Brenner poussa le dossier vers lui. La première page portait un tampon rouge : classification à l'œuf — au-delà du secret défense.
Ariel commença à lire. Après quelques pages, ses mains tremblaient légèrement. Plus loin, sa respiration devint difficile. Lorsqu'il referma enfin le dossier, il leva les yeux.
"C'est impossible."
"Continue," répondit Brenner.
Une heure plus tard, Ariel referma le dossier pour de bon. À travers la fenêtre, le soleil s'était levé sur la mer.
"Vous êtes en train de me dire que notre propre gouvernement est paralysé par un système que nous avons installé nous-mêmes."
Brenner se leva.
"Je te dis que quelqu'un d'autre a utilisé nos institutions pour verrouiller le pays de l'intérieur."
Il marqua une pause.
"Tourne à la page 178."
Ariel obéit. La photo montrait un homme aux cheveux blancs, au regard perçant.
Gabriel Oren. L'homme qui a choisi chaque juge de la Cour suprême depuis quinze ans.
"C'est pour cela que j'ai besoin de toi." — Yossi Brenner · Bureau 517 · Institut
Dans la salle du musée de Tel-Aviv, David Ben Gourion achève la lecture de la Déclaration d'Indépendance. Les applaudissements explosent. Les larmes coulent. Après 2000 ans d'exil, le peuple juif retrouve sa terre.
Dans son bureau lambrissé de Whitehall, le ministre des Affaires étrangères Ernest Bevin décroche son téléphone rouge. Sa voix est glaciale : "Ils ont osé. Ils ont vraiment osé proclamer leur maudit État sans notre permission. Eh bien, ils vont le regretter."
À l'autre bout du fil, l'ambassadeur britannique au Caire acquiesce : "Dois-je donner le feu vert aux Égyptiens, Monsieur le Ministre ?"
"Immédiatement. Et assurez-vous que les autres pays arabes suivent. Ces Juifs doivent comprendre qu'on ne défie pas l'Empire britannique impunément."
Dean Acheson, secrétaire d'État adjoint, fait les cent pas dans son bureau. Il décroche son téléphone et appelle directement George Marshall : "George, les Britanniques veulent qu'on laisse les Arabes liquider cette histoire d'État juif. Qu'est-ce qu'on fait ?"
La réponse de Marshall est mesurée mais révélatrice : "Dean, nous reconnaîtrons leur État pour faire plaisir à Truman et aux électeurs juifs. Mais nous veillerons à ce qu'ils restent sous contrôle. Un État client, Dean. Pas un État indépendant."
Ainsi naissait, dès le premier jour, le complot occidental contre Israël.
L'encre de la Déclaration d'Indépendance n'était pas encore sèche que déjà les canons tonnaient. À l'aube du lendemain de la proclamation, cinq armées arabes déferlaient simultanément sur le territoire israélien dans une offensive coordonnée planifiée des mois à l'avance.
Ben Gourion notait dans son journal, le 15 mai au soir : "Nous sommes un contre cinq. Notre équipement est dérisoire face au leur. Mais nous nous battons pour notre survie. Eux se battent pour leur gloire. Cela peut faire la différence."
Sarah Aaronsohn, une survivante de Bergen-Belsen âgée de 23 ans, tient un fusil Mauser entre ses mains tremblantes. Autour d'elle, 47 membres du kibboutz font face à 300 soldats égyptiens appuyés par des chars.
"Ils nous crient de nous rendre," télégraphie-t-elle à Tel-Aviv. "Nous leur répondons par nos tirs. Nous ne nous rendrons pas. Plus jamais."
Le kibboutz résistera 6 jours. Sur 47 défenseurs, 31 mourront. Mais les Égyptiens perdront 3 jours précieux et 200 hommes.
Après 13 jours de siège, les 1 500 habitants du quartier juif se rendent. Les Jordaniens détruisent méthodiquement les 58 synagogues, transforment les yeshivot en écuries, profanent le cimetière millénaire du mont des Oliviers.
Le colonel Abdullah al-Tall, commandant jordanien, déclare fièrement : "Pour la première fois en mille ans, aucun Juif ne souille plus la Ville Sainte de ses pas."
Après un mois de combats défensifs acharnés, Ben Gourion ordonne la contre-attaque générale. Yitzhak Rabin, alors simple commandant de bataillon, mène l'assaut :
"Nous n'attaquons plus pour survivre. Nous attaquons pour vaincre. Nos soldats ont compris qu'ils pouvaient battre ces armées 'invincibles'. Le moral a basculé."
Plus de 4 000 Juifs du monde entier convergent vers Israël pour participer au combat. Parmi eux, Mickey Marcus, général américain devenu "Général Stone" en Israël, écrit à sa femme : "Emma, j'ai vu les camps. J'ai vu ce qu'ils ont fait à notre peuple. Cette fois, nous nous battrons debout."
Marcus mourra le 10 juin 1948, tué par erreur par une sentinelle israélienne. Il reste le seul général étranger enterré au cimetière militaire de West Point.
Après 10 mois de guerre, les armistices sont signés le 24 février 1949. Le bilan est stupéfiant : 6 373 morts côté israélien — 1% de la population totale — mais le territoire est agrandi de 40% par rapport au plan de partage. L'État israélien est établi et reconnu.
"Ils nous ont laissés seuls face à la mort. Ils ne dicteront pas nos choix face à la vie." — David Ben Gourion, Journal intime · 1948
Ce que Ben Gourion ne savait pas encore, c'est que dans les chancelleries occidentales, un plan avait été minutieusement préparé. Un plan qui portait un nom de code : Opération Tutelle.
Sir Harold Beeley, sous-secrétaire d'État britannique, dans son mémorandum secret du 3 mai 1948, déclassifié en 1998 : "L'établissement d'un État juif constitue une menace directe à nos intérêts pétroliers et stratégiques. Nous ne pouvons l'empêcher, mais nous pouvons le contrôler ou, à défaut, l'affaiblir suffisamment pour qu'il demeure dépendant de notre protection."
"Un peuple qui a survécu à l'impossible ne craint plus rien de possible." — David Ben Gourion · 1949
Qui sont les véritables ennemis d'Israël aujourd'hui ? Le triangle Soros-Epstein-Establishment. L'offensive Obama-Biden. Le complot du 7 octobre. La guerre finale.
Ce livre nomme, documente, accuse.