Béréchit 1:1 · commentaire 1
דע כי תורתנו הקדושה נקשרת עם החכמה העליונה וכל החכמות כלן נכללות בה, ומפני זה נקראת תמימה. והיא משיבת נפש לשרשה, והמצות שנתנו לנו בהר סיני הם תרי"ג, שנאמר (דברים ל״ג:ד׳) תורה צוה לנו משה, מצות כמנין תור"ה קבלנו ממשה, ושתי דברות שמענו והבננו מפי הגבורה, והנה הם תרי"ג
Sache que notre sainte Torah est liée à la Sagesse supérieure et que toutes les sagesses sont comprises en elle. C’est pourquoi elle est appelée « parfaite ». Elle ramène l’âme à sa racine. Les commandements qui nous ont été donnés au mont Sinaï sont au nombre de six cent treize, comme il est dit : « Moïse nous a prescrit la Torah » (Devarim 33:4). Nous avons reçu de Moïse un nombre de commandements correspondant à la valeur numérique de TORAH, et nous avons entendu et compris deux paroles de la bouche de la Puissance divine : cela fait donc six cent treize.
ודבר ידוע כי כל המצות כלן אלהיות, ושקולות במאזני החכמה, בנויות על אדני הדעת, מיוסדות על עמודי התבונה ואין לך כל מצוה שלא יהיה נכלל בה מין אחד ממיני החכמה, ותרי"ג מצות הללו תרי"ג כללים הם, כי פרטי המצות אין להם סוף ותכלית, והדעת נותנת כן, כי כיון שהמצות אלהיות וכלן מורות על חיוב מציאות אלהותו ועל ידיעתו מצד דרכיו ופעולותיו, כשם שאין תכלית מושג לנו מצד ידיעת פעולותיו כך אין תכלית לפרטי המצות,
Il est bien connu que tous les commandements sont divins, pesés dans les balances de la sagesse, bâtis sur les socles de la connaissance et fondés sur les colonnes de l’intelligence. Il n’est aucun commandement qui ne contienne une des sortes de sagesse. Ces six cent treize commandements sont six cent treize principes généraux, car les détails des commandements n’ont ni fin ni limite. La raison l’exige : puisque les commandements sont divins et qu’ils indiquent tous la nécessité de Son existence divine et la connaissance de Lui par Ses voies et Ses actes, de même que nous ne pouvons atteindre de limite dans la connaissance de Ses actes, ainsi les détails des commandements n’ont pas de limite.
ולזה כוון המלך דוד ע"ה באמרו (תהילים קי״ט:צ״ו) לכל תכלה ראיתי קץ רחבה מצותך מאד, באר כי כל דבר יש לו קץ ולמצות אין קץ, ואם כן כל מצוה ומצוה מתרי"ג מצות היא כללית, כל אחת ואחת כוללת מצות הרבה, וכן כלן, עד לאין קץ,
C’est ce que visait le roi David, que la paix soit sur lui, en disant : « À toute perfection j’ai vu une fin ; Ton commandement est d’une immense étendue » (Tehilim 119:96). Il a expliqué que toute chose a une fin, mais que les commandements n’ont pas de fin. Ainsi, chacun des six cent treize commandements constitue un principe général ; chacun comprend de nombreux commandements, et il en est ainsi de tous, à l’infini.
ותרי"ג מצות הללו נחלקות לשני חלקים מושכלות ומקובלות, המצות המושכלות הן אותן מצות שהשכל מעיד עליהן ומבחין בהן שאלו לא נכתבו היה המשכיל מוציא אותן בשכלו, כמצות כבוד אב ואם, והרציחה, והנאוף, והגנבה, ועדות שקר והגזל, וכיוצא בהם.
Ces six cent treize commandements se divisent en deux catégories : ceux que la raison peut saisir et ceux qui sont reçus par la tradition. Les commandements que la raison peut saisir sont ceux dont elle témoigne et qu’elle discerne : même s’ils n’avaient pas été écrits, l’homme intelligent les aurait découverts par sa raison. Tels sont le respect du père et de la mère, les interdictions du meurtre, de l’adultère, du vol, du faux témoignage et de la spoliation, et les autres commandements semblables.
המצות המקובלות, הן אותן מצות שלא ישיגם האדם לעולם, ולא ימצאם בשכלו כלל, אבל הוא צריך בהן אל הקבלה, כמצות השופר והסוכה והלולב, מצות היבום והחליצה, ומצות השמיטה והיובל, והקרבנות והכלאים, וכיוצא בהם.
Les commandements reçus par la tradition sont ceux que l’homme ne pourrait jamais atteindre ni découvrir par sa seule raison ; pour eux, il a besoin de la tradition. Tels sont les commandements du chofar, de la soukka et du loulav, du mariage léviratique et de la ‘halitsa, de l’année sabbatique et du jubilé, des sacrifices et des mélanges interdits, et les autres commandements semblables.
ואלו ואלו לתועלת הגוף והנפש, יש במושכלות תועלת גופני בקיום העולם כמשפטי העמים וכהנהגותיהם, וכישובי הארצות והמדינות, ובהן תועלת הנפש גם כן, ויש במקובלות תועלת נפשיי, כי תתעלה הנפש בהן ותשיג בקיומן חיי העולם הבא, ובהן תועלת הגוף גם כן.
Les uns comme les autres sont utiles au corps et à l’âme. Les commandements accessibles à la raison apportent une utilité corporelle en assurant le maintien du monde, comme les lois et les usages des peuples, ainsi que l’organisation des pays et des cités ; ils apportent aussi une utilité à l’âme. Les commandements reçus par la tradition apportent une utilité à l’âme, car elle s’élève par eux et obtient, en les accomplissant, la vie du monde à venir ; ils apportent aussi une utilité au corps.