
La Guemara compare Tou BeAv à Yom Kippour. Yom Kippour est un jour de pardon et le jour où furent données les secondes Tables ; Tou BeAv rassemble plusieurs réparations de l’unité d’Israël.
Parmi elles : la fin de la mort de la génération du désert. Mais la Guemara ajoute une précision décisive : durant ces années, la parole divine n’était plus adressée à Moché de la manière habituelle. La joie de Tou BeAv est donc aussi celle d’une parole d’amitié retrouvée.
Quarante jours avant le 25 Eloul, jour traditionnel du commencement de la Création, mènent au 15 Av. Tou BeAv devient ainsi l’annonce symbolique de l’union entre Israël et Hachem.
Enfin, Ekev enseigne : « Et maintenant, Israël, que demande de toi Hachem ? » Les Sages lisent méa, cent, au lieu de ma, quoi : les cent bénédictions quotidiennes rétablissent la présence de l’Unique dans chaque dimension de la vie.
La Michna enseigne au nom de Rabban Chim‘on ben Gamliel qu’Israël ne connut pas de jours plus heureux que le 15 Av et Yom Kippour. La comparaison surprend : Yom Kippour est un jeûne, mais il est joyeux parce qu’il apporte pardon et expiation, et parce que Moché y descendit avec les secondes Tables.
La Guemara énumère plusieurs raisons propres au 15 Av : les tribus furent autorisées à se marier entre elles ; la tribu de Binyamin fut réadmise dans l’assemblée ; la génération du désert cessa de mourir ; Hochéa ben Éla supprima les barrages qui empêchaient la montée à Jérusalem ; les morts de Beitar furent ensevelis ; enfin, on cessa de couper le bois destiné à l’autel.
Après la faute des explorateurs, la génération sortie d’Égypte fut condamnée à mourir dans le désert. La tradition rapportée par nos Sages décrit comment, chaque 9 Av, les hommes creusaient leurs tombes. La dernière année, les survivants se couchèrent encore dans leurs tombes mais se relevèrent vivants.
Ils craignirent d’abord une erreur de calendrier. Lorsque la pleine lune du 15 Av apparut, ils comprirent avec certitude que le décret avait pris fin. Le cours évoque deux voies d’explication : la mort d’Aharon, le 1er Av, dont le mérite expie, et la téchouva accompagnée d’une prière qui ne renonce jamais à la miséricorde.
La Guemara ne dit pas seulement que les morts du désert cessèrent. Elle ajoute : « Tant que les morts du désert n’avaient pas cessé, la parole ne fut pas avec Moché. » Cette précision ouvre le centre du cours.
Pendant trente-huit ans, Moché partagea la disgrâce et la douleur du peuple dont il était le berger. Lorsque le décret prit fin, Hachem recommença à lui parler avec la proximité habituelle. Notre joie de Tou BeAv rejoint la joie de Moché, celle de retrouver le dialogue d’amour avec Hachem.
Les filles de Jérusalem sortaient danser dans les vignes avec des vêtements blancs empruntés, afin de ne pas humilier celles qui n’en possédaient pas. Cette coutume exprime une recherche du mariage dégagée de la comparaison sociale.
Le cours rappelle qu’il ne faut pas confondre toutes les raisons de Tou BeAv en un seul événement historique : elles appartiennent à des époques différentes. Leur convergence est thématique : réparer les séparations, rouvrir les chemins et réunifier Israël.
Selon une tradition, la Création commença le 25 Eloul et l’être humain fut créé à Roch Hachana. Or quarante jours avant la formation de l’enfant, une voix céleste annonce son union future.
En remontant quarante jours avant le 25 Eloul, on arrive au 15 Av. Tou BeAv symbolise alors l’annonce primordiale de l’union entre Knesset Israël et le Saint béni soit-Il.
La paracha demande : « Et maintenant, Israël, que demande de toi Hachem ton Dieu ? » Les Sages proposent : ne lis pas ma, « quoi », mais méa, « cent ». De là, l’obligation de réciter cent bénédictions chaque jour.
Le cours relie cette institution à David : une épidémie faisait cent victimes par jour, et cent bénédictions furent instituées. Au-delà du nombre, bénir signifie replacer l’Aleph, l’Unique du monde, dans la nourriture, le corps, le temps, l’étude et chaque geste. La bénédiction transforme le quotidien en relation.
Le dernier développement du cours présente une construction symbolique : Israël donne la dîme au Lévi, puis le Lévi en donne la dîme au Cohen. Les nombres deviennent 100, 10, 1. De même, les cent bénédictions se concentrent progressivement jusqu’à l’unité de l’âme avec l’Aleph, l’Unique du monde.
M. Himi rapproche cette idée de « נִרְגָּן אַלּוּף מַפְרִיד ». Il lit נרגן comme une désorganisation de נפש, רוח, גוף, נשמה : lorsque l’Aleph est séparé, le corps et l’âme se disjoignent ; lorsque les bénédictions ramènent l’Aleph, la vie matérielle redevient un chemin vers l’âme.
🎯
Chalom Bayit — La bouche à la maison
Mon alliance de paix — la paix commence à la maison. Découvre une carte Chalom Bayit.
Guématria — Rav Menaché
Connexions cachées dans les noms selon Rav Menaché zatsal.
🔢 Cours de guématriaToutes les Parachiot
Tous les cours de M. Yéhouda Himi — de Béréchit à Ekev et les fêtes.
📚 Toutes les ParachiotLivres
La sagesse de la Torah en format thriller — Éditions Gueoula.
Boîte à idées
Une idée, une remarque, une suggestion pour le site ? Partage-la avec nous.
💡 Boîte à idées
Les Gardiens de la Faille
Quarante-neuf portes s'ouvrent — la cinquantième se cache dans un seul instant. Un secret ancien resurgit, et un homme se dresse entre la faille et le monde. Puisé dans le Talmud et la Kabbale.
📖 Lire l'extrait gratuit · Livre $9.90