
La guerre des Grecs visait à obscurcir spirituellement les yeux d'Israël, sans chercher l'extermination physique comme Haman.
'Hanouka répond à cette obscurité par la lumière : allumer des bougies incarne la Torah elle-même (« car la bougie est une Mitsva et la Torah est lumière »).
Le petit pot d'huile resté pur n'était pas nécessaire halakhiquement (Ein touma bétsibbour) : c'était un « clin d'œil » d'Hachem pour montrer Sa présence.
Yossef dans la caravane parfumée et Goliath tombant en avant illustrent tous deux comment Hachem se cache derrière des détails naturels apparemment anodins.
Le renouvellement de l'âme chaque matin (Modé Ani) est un miracle quotidien qui doit nourrir notre conscience permanente de la présence divine.
Bonsoir et 'Hanouka Saméa'h ! Avec l'aide de Hachem, nous allons aborder un sujet lié à 'Hanouka, dans l'esprit des Parachiot que nous lisons en cette période.
La guerre des Grecs contre le peuple d'Israël avait pour but d'obscurcir les yeux d'Israël. Ce n'était pas une guerre physique comme à Pourim, où Haman voulait exterminer tous les Juifs. Avec les Grecs, celui qui voulait s'helléniser pouvait continuer à vivre. L'essentiel pour eux était : ne pas étudier la Torah, ne pas sanctifier le mois, ne pas faire la Brit Mila, ne pas garder le Chabbat.
Cette idée est déjà en allusion dans le second verset de la Torah :
Nos Sages expliquent chacun de ces mots comme une allusion aux quatre exils :
Mais quelle est notre espérance ? La suite du verset : « Et l'esprit de D.ieu planait sur les eaux » – c'est le Roi Machia'h ! Après l'exil de Rome viendra le Machia'h.
Face à cette tentative d'obscurcir les yeux d'Israël, nous faisons 'Hanouka : nous allumons des lumières. C'est l'essence même de la Mitsva de 'Hanouka.
Nous disons également le Hallel dans la prière, et dans la Amida nous ajoutons « Al Hanissim », où nous disons :
Nous devons être suffisamment sensibles spirituellement pour ressentir qu'Hachem fait des miracles pour nous aussi en ce temps-ci. Chaque minute où nous respirons est en réalité un miracle. Mais nous ne vivons pas vraiment avec cette conscience : nous avons besoin d'un grand miracle pour le ressentir, alors qu'en vérité chaque instant que le Saint béni soit-Il crée est un miracle en soi.
Pour illustrer cela à travers 'Hanouka, voyons ce qui s'est passé. Les Grecs sont entrés dans le Temple et ont rendu impurs tous les récipients d'huile, car ils ne voulaient pas qu'on allume la Ménora dans le Beth Hamikdach.
Mais comme le rapporte le Talmud (Chabbat 21b), ils ont « raté » un petit pot d'huile, scellé du sceau du Cohen Gadol, qui contenait assez d'huile pour un seul jour. Et un miracle s'est produit : l'huile a duré huit jours.
Donnons deux exemples pour comprendre ce concept. Dans la Paracha précédente (Vayéchev), après que les frères ont sorti Yossef de la fosse :
Rachi pose la question : pourquoi la Torah nous informe-t-elle de ce que transportaient leurs chameaux ?
Yossef était pourtant en pleine détresse : ses frères l'ont vendu, il est séparé de son père, il descend en Égypte comme esclave. Quelle importance l'odeur de la caravane peut-elle avoir pour lui ?! Justement ! Hachem a changé la nature pour que chaque respiration que Yossef prenait lui fasse dire : « Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de mauvaise odeur ? Hachem fait un 'hessed avec moi ! »
Second exemple : David prend sa fronde, lance une pierre qui atteint Goliath en plein front.
Goliath mesurait environ 3 mètres de haut ; David se tenait à quelques mètres de lui. S'il était tombé en arrière, David aurait dû marcher 6 mètres ou plus pour lui couper la tête. Hachem a fait que Goliath tombe en avant, à ses pieds — un message pour David : « Je suis avec toi ! Je fais quelque chose que seul Hachem peut faire, et ce sera pour toi le signe que tu vaincras les Philistins jusqu'au bout. »
Revenons à 'Hanouka. Oui, ils ont trouvé un petit pot d'huile scellé du sceau du Cohen Gadol. Mais c'est justement le point !
La présence de Hachem se révèle dans les petites choses. Nous devons savoir qu'Il est avec nous tout le temps, même si nous ne le ressentons pas 24h/24. Nous devons aspirer à vivre avec cette conscience.
Exemple : tu arrives quelque part en retard, pressé, et tu te dis : « Impossible de trouver une place de parking. » Et soudain, une voiture sort et tu entres directement. C'est un clin d'œil d'Hachem qui dit : « Je suis avec toi. » L'essentiel est que nous devons le ressentir et vivre ainsi.
La nuit, avant de nous coucher, nous récitons le Chéma. Quel est le dernier verset que nous disons ?
Nous déposons notre âme chez Lui comme un dépôt. Le matin, Il pourrait dire : « Je n'ai pas envie de te le rendre » ! Mais Il te le rend chaque matin, et tu dis :
Le message de 'Hanouka est de développer notre sensibilité spirituelle pour voir la main d'Hachem dans les petits détails de notre vie quotidienne. Chaque respiration, chaque « coïncidence », chaque petit miracle est un clin d'œil du Ciel qui nous dit : « Je suis avec toi ! » En allumant les bougies de 'Hanouka, rappelons-nous que la lumière représente cette conscience : Hachem est toujours présent, même dans les moments les plus sombres.
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