🎙️ Conférence donnée au Beith Haknesset Eikhal Etan — 5, rue Stamper, Netanya Première conférence de la série « De la Création au Big Bang »
De la Création au Big Bang — la lumière infinie, la brisure des vases et le secret de la Menora
Conférence · Eikhal Etan, Netanya
De la Création au Big Bang
La lumière infinie et l'obscurité · La brisure des vases · Le secret de la Menora et du Maguen David
Conférence de Yéhouda Ben Danan
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De la Création au Big Bang — Eikhal Etan, Netanya
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De la Création au Big Bang
Yéhouda Ben Danan · Eikhal Etan, Netanya

Dès qu'on nomme une chose, on la limite. Le Créateur étant infini, aucun nom ne peut Le désigner : tous les Noms que nous connaissons ne Le désignent pas Lui, mais la manière dont Il se manifeste dans ce monde. Le plus proche de Lui et le plus lointain de nous se nomme Or Ein Sof, la lumière infinie.

Pourquoi créer, si rien ne manque ? Parce que ce que l'on aime, on veut le partager. Mais pour donner, il faut un récepteur — et le seul système capable de recevoir la lumière est l'obscurité. Une sphère d'obscurité s'est donc ouverte au sein de la lumière, et la lumière n'a plus eu qu'un désir : revenir à sa place.

C'est la brisure des vases : la lumière extérieure pénètre l'univers et se transforme en milliards de galaxies. Voilà ce que la science appelle le Big Bang — à ceci près qu'elle y voit une explosion de matière, là où nous avons reçu qu'il s'agit d'une entrée de lumière.

Puis la conférence descend du ciel vers nous : le Nom Chaddaï et le nombre 314, les sept cercles du Maguen David, la symétrie de la Menora entre les six jours, le corps humain bâti sur le même plan — et pour finir, la vraie faute d'Adam, qui n'est pas celle que l'on croit.

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1 Nommer, c'est limiter

Ceci est un verre. Ceci est une chaise, cela une caméra. Dès l'instant où l'on nomme une chose, elle devient limitée : c'est cette chose-là et rien d'autre.

Or le Créateur est infini et illimité. Comment, dès lors, Lui donner un nom ? Si on Le nomme, on Le définit ; et si on Le définit, ce n'est plus Lui.

Vous allez objecter : mais il y a des Noms — Elokim, Chaddaï, Chalom, et des milliers d'autres. Comment comprendre cela ?

2 Les Noms sont des manifestations

J'ai, comme chacun, plusieurs traits de caractère. Parfois je suis généreux, parfois moins. Celui qui me voit généreux dira : voilà un homme généreux. Celui qui me voit autrement dira autre chose. Autrement dit : la manière dont je suis perçu reçoit un nom.

⭐ De même, tous les Noms que nous rencontrons ne sont pas Lui : ce sont ses émanations, la façon dont Il agit dans ce monde et dont nous Le percevons. Et comme Il agit mesure pour mesure, selon notre propre manière de fonctionner, ces Noms sont innombrables : chaque mot de la Torah, et même chaque lettre, est un Nom.

Nous, êtres humains, sommes finis : un début, une fin. Il n'est donc pas en notre pouvoir de comprendre ce qui est au-delà de toute limite. Mais les kabbalistes ont voulu aller aussi loin qu'il est permis d'aller.

3 Or Ein Sof — la lumière infinie
Le Nom le plus proche de Lui et le plus éloigné de nous s'appelle Or Ein Sof, la lumière infinie. Pourquoi la lumière ? Parce que nous voyons des étoiles distantes de milliards d'années-lumière : la lumière, à notre échelle, est ce qui n'a pas de fin.
4 Pourquoi créer, si rien ne manque ?

C'est la question que me posait mon petit-fils, au téléphone, pendant des années — et ce sont ses questions qui ont fini par devenir un livre, l'histoire d'un grand-père et d'un petit garçon.

Si le Créateur est parfait, pourquoi a-t-Il eu besoin de créer ? Il ne manque de rien — et encore moins de nous.
⭐ Et le grand-père répond : parce que lorsqu'on possède une chose que l'on aime plus que tout, on veut la partager. On cherche quelqu'un à qui en faire profiter.
5 Qu'est-ce qui peut recevoir la lumière ?

Posez-vous la question : quel système est capable de recevoir la lumière ? La nuit, m'a-t-on répondu dans la salle. Plus généralement : l'obscurité.

Je forme la lumière et Je crée l'obscurité Yéchayahou 45, 7

Il a donc créé ce que l'on appelle le ratson lekabel, la volonté de recevoir. Car Lui est machpia, Celui qui donne ; or si je donne et que personne n'est là pour recevoir, rien ne se passe. La vie n'existe qu'à partir du moment où il y a transfert entre celui qui donne et celui qui reçoit.

Prenez une rivière. L'eau qui coule est limpide, on a envie de la boire. L'eau d'un marécage, immobile, on n'a pas même envie de s'y baigner. La vie, c'est le mouvement — et le mouvement, ici, c'est le passage du donneur au receveur.
6 La sphère d'obscurité

Il a donc ouvert un espace d'obscurité, qui s'est agrandi, agrandi encore, jusqu'à prendre des proportions telles que nous, qui sommes à l'intérieur, avons l'impression qu'il est infini.

Mais il ne l'est pas. Derrière l'univers, il y a sa lumière — qui n'est toujours pas Lui, mais qui est sa lumière. Il y a désormais deux espaces : celui de la lumière, et celui de l'obscurité.
7 Le barrage
Imaginez une montagne et une rivière qui la traverse. Je veux de l'énergie : je construis un barrage, un mur. L'eau s'accumule derrière, et ce mur, je dois le monter en hauteur mais aussi en épaisseur, de plus en plus solide — sinon l'eau finira par tout emporter et reprendre sa place.

C'est ce qui s'est passé avec la lumière. Elle remplissait tout ; et voici qu'un énorme volume d'obscurité se plante en plein milieu. Que veut la lumière ? Retourner là où elle était. On lui a pris sa place ; elle s'est accumulée sur les pourtours de l'univers, et elle veut revenir.

⭐ Ce sentiment-là, nous le connaissons. Vous arrivez cinq minutes en retard au Beith Haknesset et quelqu'un est assis à votre place. Vous serez courtois, vous irez vous asseoir ailleurs — mais cela vous dérange. Ce dérangement vient de la lumière primordiale, qui n'a voulu qu'une chose : revenir à sa place.
8 La brisure des vases — et le Big Bang

C'est ce que l'on appelle Chevirat haKelim, la brisure des vases : l'univers se fissure, et la lumière restée à l'extérieur pénètre à l'intérieur.

Mais au moment de cette pénétration, que se passe-t-il ? Cette lumière était purement spirituelle, impalpable. Pensez à la foudre : de l'électricité entre les nuages, et soudain une décharge qui coupe un arbre en deux ou détruit un immeuble. Ici, c'est une foudre à l'échelle de l'univers.
Cette lumière se transforme en magma et donne les milliards de constellations que nous voyons. C'est cela, le Big Bang. Les scientifiques pensent qu'une masse énorme a explosé et produit les galaxies. Ce que nous avons reçu par Moché Rabbénou et par ceux qui ont transmis cet enseignement, c'est autre chose : la lumière extérieure est entrée dans l'univers et s'est transformée en galaxies.

Cette rencontre de la lumière et de l'obscurité est le modèle de toute union : la lumière est le principe qui influe, l'obscurité celui qui reçoit. C'est pourquoi, lorsqu'un homme épouse une femme, il lui offre des bijoux — l'image de ces milliards d'étoiles — car il va reproduire, à son échelle, la création du monde.

9 « Dai » — et le Nom Chaddaï

Avez-vous déjà vu un tsunami à la télévision ? Croyez-vous qu'on puisse arrêter cette vague ? Il en va de même ici : cette profusion de lumière devenue magma est partie dans tous les sens, et l'univers a failli en être emporté.

Je suis Celui qui a dit au monde : assez 'Haguiga 12a, enseignement de Rech Lakich
⭐ Il a arrêté l'univers par le Nom Chaddaï, qui s'écrit chin, dalet, youd. Et si vous comptez : chin vaut 300, dalet 4, youd 10. Total : 314. Cela ne vous rappelle rien ? C'est le nombre avec lequel on calcule les cercles et les sphères.
10 Une balle posée sur le néant

On raconte que le fils de Rech Lakich sortait de la yéchiva, et que Rabbi Yo'hanan lui demanda ce qu'il avait étudié ce jour-là. L'enfant répondit : que le monde est comme une balle posée sur le néant.

D'où un enfant, il y a deux mille cinq cents ans, pouvait-il savoir que la terre était ronde et qu'elle ne reposait sur rien ? Il n'y a pas si longtemps encore, on la croyait plate.

Et ce n'est pas le seul exemple. Dans le Pitoum haKetoret, que nous disons chaque matin, il est dit qu'on préparait trois cent soixante-huit mesures, qu'on en mettait trois de côté, et qu'il en restait trois cent soixante-cinq, comme les jours de l'année solaire. Nous savions donc depuis toujours que la terre est sphérique et que l'année compte trois cent soixante-cinq jours.

11 Sept cercles — l'origine du Maguen David

Avec le Nom Chaddaï, nous entrons dans les cercles. Alors voici une question simple : combien de cercles de même taille pouvez-vous disposer autour d'un cercle ?

Prenez des verres : un verre au centre, et vous en placez six tout autour. Sept en tout, avec celui du milieu. C'est pourquoi le monde a été créé en six jours, et le septième au centre.
⭐ Et si vous tracez ces six cercles autour du septième, la figure qui apparaît est celle du Maguen David. Son origine est là : les six jours de la création autour du septième, qui est le Chabbat.

Animation 3D : les sept sphères, le Maguen David, les douze tribus autour des Kohanim, puis la Menora. Faites glisser pour tourner, « Rejouer » pour recommencer. Ouvrir en plein écran

12 Béréchit — deux commencements

Un livre commence normalement par un commencement. Mais nous, nous lisons Béréchit, que l'on peut entendre beth-réchit : deux commencements. Pourquoi deux ?

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre Béréchit 1, 1
Le ciel et la terre : la part spirituelle et la part matérielle. Le monde a donc bien deux commencements — un commencement du spirituel et un commencement du matériel.
13 Le corps bâti sur le même plan

Savez-vous que vous êtes construits sur ce même modèle ? Regardez : en haut, la tête et les deux bras ; en bas, les deux jambes. Cela fait six extrémités — et au centre, le tronc.

⭐ Et voilà comment fonctionne le Chabbat. Le tronc est au milieu : quand vous mangez, la nourriture y descend. Que fait-il de cette nourriture ? Il ne la garde pas pour lui — il fait vivre tous les organes périphériques. Aucun d'eux ne capte sa nourriture par lui-même ; c'est le centre qui alimente tout le reste.
Il en va exactement de même du Chabbat : six jours le travail sera fait, et le septième tu te reposeras. Le Chabbat correspond au tronc — c'est lui qui donne l'énergie aux six jours de la semaine. En veillant sur votre Chabbat, vous faites vivre votre semaine entière.

Regardez aussi votre visage : deux yeux, deux oreilles, deux narines — six ouvertures — et une seule bouche au centre. Les Sages racontent que la bouche s'en est plainte : pourquoi suis-je seule ? Il lui fut répondu qu'avec deux bouches on parlerait deux fois trop. Mais la bouche est le Chabbat du visage : c'est par elle que la nourriture entre, et c'est elle qui nourrit tout le corps.

14 Le secret de la Menora

Vérifions à présent tout cela sur la Menora. Les branches sont tournées vers le centre : d'un côté le premier, le deuxième, le troisième jour ; au milieu le Chabbat ; de l'autre côté le quatrième, le cinquième, le sixième.

Le premier jour fait face au quatrième. Le premier jour, la lumière — celle qui entre, la lumière enveloppante. Et le quatrième jour : le soleil, la lune et les étoiles, c'est-à-dire les habitants de la lumière, la lumière intérieure.
Le deuxième jour fait face au cinquième. Le deuxième, Il sépare les eaux d'en haut des eaux d'en bas. Le cinquième, Il crée les poissons et les oiseaux — les habitants des eaux d'en bas et des eaux d'en haut. D'ailleurs chamaïm, le ciel, se lit cham maïm : là-bas, il y a de l'eau.
Le troisième jour fait face au sixième. Le troisième, les eaux se retirent et la terre émerge. Le sixième, de cette terre sont tirés les animaux et l'homme.
15 La terre qui désobéit pour maintenir la vie

Au troisième jour, un ordre est donné à la terre : produis un arbre fruitier faisant du fruit — c'est-à-dire un arbre dont le bois lui-même aurait le goût du fruit. Et la terre produit un arbre de bois portant des fruits. Elle n'a pas fait ce qui lui était demandé.

Pourquoi ? Les Sages se sont penchés sur la question.
⭐ La terre s'est dit : les hommes veulent être servis tout de suite. Quand il n'y aura plus de fruits sur l'arbre et que l'arbre lui-même aura le goût du fruit, que feront-ils ? Ils mangeront l'arbre. Et s'ils mangent l'arbre, il n'y aura plus de fruits ; et s'il n'y a plus de fruits, il n'y aura plus rien à manger ; et s'il n'y a plus rien à manger, il y aura la mort. Elle a donc fait un arbre de bois, immangeable, pour que les hommes soient obligés de travailler et qu'il y ait des fruits en permanence.

Autrement dit : cette désobéissance-là était pour maintenir la vie.

16 Et de l'autre côté de la Menora

Souvenez-vous du principe : ce que vous trouvez d'un côté de la Menora, vous en trouvez l'inverse en face. Si au troisième jour la terre désobéit pour maintenir la vie, alors au sixième jour l'homme, tiré de cette même terre, reçoit un ordre — ne mange pas de cet arbre — et sa désobéissance, elle, amènera l'inverse.

Puis, dans ce même sixième jour, il est dit : il n'est pas bon que l'homme soit seul. Et de l'homme est tirée la femme. L'homme et la femme ne sont pas la même chose, quoi qu'on veuille nous faire croire aujourd'hui : chacun a sa place et son rôle propres.
Et réfléchissez à la manière dont l'interdit est posé. Si je dépose devant vous mille choses en disant : prenez tout ce que vous voulez, mais à celle du milieu vous ne touchez pas — qu'ai-je fait ? J'ai concentré votre attention sur cette chose-là. Vous allez y penser, vous allez vous demander pourquoi. En réalité, cette faute était un chemin obligatoire.
17 On commence à mourir le jour de sa naissance

Je vais vous dire une chose qu'il faut un public averti pour entendre. Si vous cessez de manger, de boire et de respirer, que se passe-t-il ? Nous passons donc notre temps à mourir — et en mangeant, en buvant, en respirant, en nous soignant, nous nous maintenons en vie.

⭐ Dans la paracha Tazria, Rachi explique qu'au moment où l'enfant sort du ventre de sa mère, cela se nomme peter hakéver, l'ouverture de la tombe. Et le cimetière, lui, s'appelle beth ha'haïm, la maison des vivants. Autrement dit : on commence à mourir le jour de la naissance, et l'on cesse de mourir le jour où l'on quitte ce monde. C'est l'inverse de ce qu'on nous a appris à l'école.

Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des corps : nous sommes des âmes. Le corps est un outil. Le conducteur n'est pas la voiture ; quand la voiture est hors d'usage, le conducteur en prend une autre.

18 Pourquoi ce monde-ci
Prenez un enfant : donnez-lui tout — internet, le téléphone, l'ordinateur, la trottinette. Demandez-lui ensuite de ranger sa chambre. Il n'aura pas le temps. Pourquoi ? Parce qu'il ne lui manque rien. C'est à partir du moment où le manque apparaît que l'on commence à se poser des questions.

Voilà pourquoi ce monde a été créé : nous y entrons dans des corps qui se détruisent sans cesse, et nous sommes obligés de chercher en permanence notre subsistance. Et comme l'âme, elle, est immortelle — une part de l'Éternel, donc éternelle — c'est précisément dans cette confrontation avec son inverse qu'elle se construit. C'est face à la destruction que l'âme se bâtit.

⭐ Dans l'autre monde, on ne peut pas se construire, car il ne manque rien. Et il y a là ce qu'on appelle nahama dekisoufa, le pain de la honte. Vous le connaissez : quand vous êtes invité, vous n'arrivez pas les mains vides — on n'aime pas se sentir redevable. Ce sentiment-là nous vient de l'autre monde.
19 La vraie faute d'Adam

Nous l'avons dit : cette faute était inévitable. Mais alors, pourquoi ont-ils été renvoyés du Gan Eden ? C'est qu'on ne leur reproche pas cette faute-là.

La femme que Tu as mise auprès de moi, c'est elle qui m'a donné de l'arbre, et j'ai mangé Béréchit 3, 12
⭐ Voilà la véritable faute. Qu'aurait-il fallu dire ? Je Te demande pardon, j'ai fauté, Tu m'as donné un ordre et je ne l'ai pas respecté. Au lieu de quoi : la femme que Tu m'as donnée — autrement dit, c'est Toi le responsable. Il n'a pas reconnu.

Et jusqu'à aujourd'hui, nous en avons hérité : le petit garçon qui casse un verre répond aussitôt c'est mon frère. Nous avons une tendance naturelle à reporter la faute sur l'autre.

20 Yéhouda et Tamar — reconnaître, et recevoir la royauté

Voyez l'inverse. Yéhouda est alors av beth din, à la tête du tribunal. Tamar ne vient pas l'accuser publiquement : elle dit seulement que l'enfant appartient à celui à qui appartiennent ces objets. Il aurait pu se taire, laisser faire, la laisser condamner.

Elle est plus juste que moi Béréchit 38, 26
Il a reconnu immédiatement, à la seconde. C'est pour cela qu'il a reçu la malkhout, la royauté — et que la royauté ne quittera jamais Yéhouda. Quand un homme est capable de reconnaître ses torts, il attire sur lui la royauté.

N'ayez donc pas peur de reconnaître. Personne ne vous accusera pour l'avoir fait.

21 « Je comprends »

Un mot sur la communication — qui n'est pas le téléphone ni les messageries, mais l'art de se parler. Lorsque quelqu'un vient vous reprocher quelque chose, même si vous n'arrivez pas à lui donner raison, il y a une phrase à dire : je comprends que tu puisses être en colère.

C'est la soupape de la cocotte-minute. Vous soulevez le petit bouchon, la vapeur s'échappe, et la pression tombe : vous pouvez enfin ouvrir le couvercle. Si, en face de quelqu'un en colère, vous vous mettez en colère à votre tour, la cocotte explose. Dire je comprends, c'est reconnaître que l'on a une part dans la colère de l'autre — et cela élimine énormément de problèmes.
⭐ C'est aussi pourquoi nous sommes appelés Adam. Chaque jour, dans la prière — sauf au mois de Tichri, aux jours de fête — nous disons que nous avons fauté. Nous sommes le peuple capable de reconnaître ses torts. Et si quelqu'un objecte qu'il n'a pas commis toutes les fautes de la liste : tout Israël est garant l'un de l'autre — ce que vous n'avez pas fait, un autre l'a fait, et en le reconnaissant nous réparons.
22 Le buisson qui brûle sans se consumer

Un dernier point. Où Moché Rabbénou reçoit-il la première révélation ? Au Sinaï. Écoutez le mot : on y entend sin'a, la haine. La haine est descendue dans le monde en même temps que la révélation. Et comment se nomme le buisson ? Le sné — les mêmes lettres.

Ce buisson brûle et ne se consume pas. Et Moché comprend : le buisson, c'est le peuple d'Israël. Nous serons toujours là, sans exception ; nous brûlerons, mais nous ne serons jamais consumés. On pourra s'acharner — nous revenons toujours. Le plus petit des peuples, et personne ne peut le détruire.

Moché a d'abord reculé : comment annoncer à des gens qui souffrent en Égypte qu'il y aura encore des souffrances ? Et il lui fut répondu qu'il n'avait pas le choix.

⭐ Car savez-vous comment on durcit le métal ? On le plonge d'abord dans le feu, puis dans l'eau. Et l'eau, ici, c'est la Torah. Quand Israël passe par le feu, l'eau de la Torah vient aussitôt après — et ce qui en sort est un peuple plus solide qu'auparavant.

🎯 Teste-toi

Cinq questions. Clique sur une réponse.

1
Pourquoi ne peut-on pas donner de nom au Créateur ?
Tous les Noms que nous connaissons disent la façon dont Il agit dans ce monde, non ce qu'Il est.
2
Quel est le seul système capable de recevoir la lumière ?
Pour donner, il faut un récepteur : la vie n'existe que dans le passage du donneur au receveur.
3
Que vaut le Nom Chaddaï en guématria, et à quoi cela renvoie-t-il ?
Chin 300, dalet 4, youd 10. C'est par ce Nom qu'Il a dit au monde « assez ».
4
Pourquoi la terre a-t-elle produit un arbre de bois au lieu d'un arbre au goût de fruit ?
Et en face, de l'autre côté de la Menora, la désobéissance du sixième jour amènera l'inverse.
5
Quelle est la véritable faute reprochée à Adam ?
À l'inverse de Yéhouda, qui reconnut à la seconde — et reçut pour cela la royauté.

Résultat

📅 Programme sur sept jours
Dimanche
Relis Béréchit 1, 1 et cherche les deux commencements : le spirituel et le matériel.
Lundi
Prends sept verres et dispose-les : un au centre, six autour. Regarde la figure obtenue.
Mardi
Lis les six jours de la création et vérifie toi-même les correspondances 1-4, 2-5, 3-6.
Mercredi
Dis le Pitoum haKetoret en prêtant attention aux 365 mesures.
Jeudi
Une fois aujourd'hui, reconnais un tort sans te justifier. Une seule phrase suffit.
Vendredi
Prépare le Chabbat en pensant qu'il est le centre qui nourrit les six jours.
Chabbat
Dis à quelqu'un, en le pensant vraiment : « je comprends ». Observe ce qui se passe.
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