
La dernière lettre de la Torah (le Lamed d'« Israël ») et la première (le Bet de « Béréchit ») forment לב, le Cœur : la Torah est un cercle sans fin.
Trois niveaux de mitsvot : D'Oraïta (ce qui est explicite), Derabbanan (ce qui est écrit par allusion), Minhagim (la coutume, non écrite).
L'analogie du couple montre que les Minhagim, comme les Hakafot, naissent d'un lien d'âme à âme qui devine ce qui réjouit Hachem.
Cinq énigmes de Simhat Torah ont une seule réponse : l'âme collective d'Israël sait ce qui rend Hachem heureux — se réjouir avec Sa Torah.
Le verset « Il S'affligea en Son cœur » enseigne que la véritable faute est la tristesse : tomber est humain, mais le désespoir nous ôte notre droit d'exister.
Cette joie où personne ne juge personne est l'espoir qui nous relève et nous mène vers le Machiah.
À Simhat Torah, nous accomplissons quelque chose d'extraordinaire : nous terminons la lecture de Vezot Haberakha, la bénédiction de Moïse, et immédiatement, sans la moindre pause, nous recommençons par Béréchit bara Elokim — « Au commencement, Dieu créa ».
Regardez de près : la dernière lettre de la Torah est le Lamed (ל) du mot « Israël », et la première lettre est le Bet (ב) de « Béréchit ». Ensemble, elles forment le mot לב — LEV, le Cœur.
Pour comprendre pourquoi nous accomplissons les Hakafot à Simhat Torah, il faut d'abord savoir qu'il existe trois types de commandements.
1. D'Oraïta (דאורייתא) — ce qui est écrit explicitement dans la Torah : les Dix Commandements, « Tu ne tueras point, tu ne commettras point d'adultère », le Chabbat, les lois alimentaires. Tout est clairement énoncé dans le texte.
2. Derabbanan (דרבנן) — ce qui est écrit par allusion. Des Téfilines, la Torah dit : « Tu les attacheras comme un signe sur ta main », sans jamais préciser quelle main, comment, ni quelle forme. Les Sages ont extrait les détails des allusions : « Yadekha » écrit avec un Hé final désigne la main faible, la gauche.
3. Minhagim (מנהגים) — les coutumes, qui ne sont pas écrites du tout dans la Torah. Ainsi des Hakafot à Simhat Torah. Le Choulhan Aroukh dit simplement : « C'est une coutume que le peuple d'Israël a adoptée ». Mais d'où vient réellement cette coutume ?
Pour comprendre d'où viennent les Minhagim, imaginons un couple marié et trois degrés d'amour.
Plusieurs énigmes entourent Simhat Torah.
À la fin de la Paracha, avant le Déluge, un verset terrible est prononcé.
« L'Éternel vit que la méchanceté de l'homme était grande sur la terre… et l'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et Il S'affligea en Son cœur. »
Et le message d'espoir : si tu tombes, c'est normal, tu as un Yétser Hara — mais Hachem t'a aussi donné un Yétser Tov et la force de te réhabiliter. La joie est la clé qui te donne le pouvoir de continuer.
Voilà ce que cette joie nous enseigne : Simhat Torah est l'espoir qui nous relève et qui peut nous porter, avec l'aide de Hachem, jusqu'au Machiah — qu'il vienne rapidement de nos jours.
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