🕯️ 22 Av 5786 · À l'approche de Roch 'Hodech Elloul — les jours de téchouva arrivent Elloul en araméen signifie « chercher » · « Scrutons nos voies, examinons-les, et revenons vers Hachem »
Réeh — Achér et Im · Hachem est ton ombre · Elloul
Paracha Réeh · Elloul · 5786 · Cours 2
Achér et Im — Hachem est ton ombre
La bénédiction est la force d'écouter · Qui fait le premier pas en Elloul ?
Cours de M. Yéhouda Himi
🕯️ À l’élévation de l’âme de Rav Ron Chaya זצ״לCette étude est également dédiée à la mémoire de Rav Ron Chaya זצ״ל, qui a consacré sa vie à diffuser la Torah, à réveiller la téchouva et à renforcer un véritable shalom — un shalom de vérité, de kedoucha et de responsabilité.Que le mérite du juste nous protège, ainsi que tout Israël. Que son âme soit liée au faisceau de la vie. Amen.
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Réeh — Cours 2 · Achér et Im : Hachem est ton ombre
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Achér et Im — Hachem est ton ombre
M. Yéhouda Himi · Paracha Réeh · Elloul · Cours 2

La Torah écrit « la bénédiction, achér vous écouterez » — mais « la malédiction, im vous n'écouterez pas ». Pourquoi cette rupture ? Achér vient du registre de la force : « les Tables achér tu as brisées » = yichar koa'h ; l'achéra était l'arbre le plus solide de la nature ; et l'ichour moderne, c'est donner force et validité à un document.

Le 'hidouch : la bénédiction elle-même EST la force d'écouter. Tu t'es levé ce matin, tu as des yeux, une bouche, une main — la force est déjà déposée en toi. Et la malédiction ? Le Saint béni soit-Il n'en donne aucune : « De la bouche du Très-Haut ne sort pas le mal ». D'où im : la malédiction est la tienne, pas la Sienne.

Elloul est un mot araméen : chercher (Onkelos rend vayatourou par viyaleloun). Et qui commence — « Je suis à mon Bien-aimé » ou « Mon Bien-aimé est à moi » ? Midrach Eikha : Knesset Israël dit « c'est à Toi », et le Saint béni soit-Il répond « c'est à vous ».

La réponse est la réciprocité : « comme l'eau réfléchit le visage ». « Hachem est ton ombre à ta droite » — tends un doigt, tu obtiens l'ombre d'un doigt ; tends toute la main, tu obtiens toute la main. Et au chofar : Il entend par nos oreilles, et sonne par notre souffle.

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1 Le contexte — 22 Av, et Réeh avant Elloul

Bonsoir. Avec l'aide de Hachem, nous sommes aujourd'hui le 22 Av. La semaine prochaine je serai absent presque toute la semaine — peut-être mercredi et jeudi, mais ni dimanche, ni lundi, ni mardi. C'est pourquoi je parlerai aussi, dès aujourd'hui, du mois d'Elloul et de Roch 'Hodech Elloul.

De toute manière, la paracha Réeh est toujours lue le Chabbat Mevarkhim du mois d'Elloul — de sorte qu'avec Réeh, on commence déjà à s'occuper d'Elloul. Nous dirons une idée sur la paracha, puis nous parlerons d'Elloul et des jours de téchouva qui approchent.

Et grâce à Hachem, nous sommes déjà dans la seconde moitié du mois d'Av — la bonne moitié.

2 La question célèbre — achér contre im
Vois, je place devant vous aujourd'hui une bénédiction et une malédiction. La bénédiction, achér vous écouterez les commandements de Hachem votre D.ieu que je vous ordonne aujourd'hui. Et la malédiction, im vous n'écouterez pas les commandements de Hachem votre D.ieu, et que vous vous écarterez du chemin Devarim 11, 26–28
Tout le monde pose la question : pourquoi cette absence d'uniformité ? Si la Torah a choisi le mot achér, qu'elle l'emploie pour les deux — « la bénédiction achér vous écouterez… et la malédiction achér vous n'écouterez pas ». Ou bien que les deux soient im. Pourquoi achér précisément pour la bénédiction et im précisément pour la malédiction ? Est-ce la même chose ? Ce n'est pas la même chose. Que veut donc nous dire la Torah ?
3 Rachi — « à condition que vous écoutiez »

Rachi s'arrête bel et bien sur cette question, comme beaucoup de commentateurs, et il répond en deux mots :

La bénédiction — à condition (al menat achér) que vous écoutiez Rachi, Devarim 11, 27
Mais en quoi cela m'aide-t-il ? On pourrait dire que Rachi veut dire : pour la bénédiction, je suis certain que vous écouterez ; pour la malédiction — im, si vous n'écoutez pas, cela peut arriver comme cela peut ne pas arriver. Il reste pourtant que le mot achér lui-même demande explication. Que signifie achér en langue sainte ?
4 Que signifie « achér » ? — yichar koa'h et l'arbre achéra

Le Sifté 'Hakhamim apporte un exemple. Le mot achér apparaît à la toute fin de la Torah :

Et pour toute la main puissante… achér tu as brisées Devarim 34, 12 · Chabbat 87a

Et le Midrach lit : « achér tu as brisées — yichar ko'hakha, que ta force soit affermie, d'avoir brisé les Tables ». Comment passe-t-on de achér à yichar koa'h ? Ce n'est pas achrékha, ce n'est pas « bravo » — c'est la force : tu as eu une grande force de les briser. Le mot achér, en langue sainte, dérive donc du koa'h, de la puissance.

Tu ne planteras pas pour toi d'achéra, aucun arbre, auprès de l'autel de Hachem ton D.ieu Devarim 16, 21

Dans l'idolâtrie, on employait l'arbre achéra — pourquoi ? Parce que son tronc était exceptionnellement solide. Les idolâtres se disaient : puisque nous servons un arbre, prenons l'arbre le plus fort de la nature. Pas un simple arbuste : un arbre puissant.

⭐ L'hébreu moderne l'a conservé exactement : quand je veux donner force à un document, je lui fais un ichour, je le méachér, je le valide. Que veut dire valider ? Je lui donne du koa'h, je lui donne un tokef — une force exécutoire.
5 Le 'hidouch — la bénédiction EST la force d'écouter

Voyez maintenant quelle beauté. « La bénédiction achér vous écouterez » — cela veut dire : je vous donne la bénédiction pour que vous ayez la force d'écouter les commandements de Hachem. Pas im, pas une chance à saisir. Le hasard, lui, ne concerne que la malédiction.

⭐ Quelle bénédiction ? La santé, la parnassa, ce que tu veux. Dans quel but ? Pour que tu aies la force de M'écouter. La bénédiction, c'est déjà le fait que tu te lèves le matin — tu t'es levé, tu es en bonne santé, tu as une bouche pour parler, tu as des yeux pour voir. Pourquoi je te donne toute cette bénédiction ? Pour que tu aies la force achér tichmeou el mitsvot Hachem.

Le simple fait qu'un homme soit vivant, se lève le matin, marche et parle — le Saint béni soit-Il dit : je t'ai déjà donné la bénédiction, la force d'écouter Mes commandements. Elle est déjà à l'intérieur. Et c'est exactement ce que Rachi disait en deux mots : « à condition que vous écoutiez » — je vous donne la bénédiction afin que, par sa force, vous puissiez écouter.

6 « Je n'ai pas de main » — l'excuse qui tombe

Quelqu'un dira : comment veux-tu que je mette les tefillin ? À D.ieu ne plaise, ma main droite est paralysée — comment les poser au bras gauche ? Je n'ai pas de main qui fonctionne.

⭐ Aussitôt une bénédiction, aussitôt une main qui fonctionne — que veux-tu de plus ? Alors accomplis, alors mets les tefillin. « Je n'ai pas de tête, comment mettrai-je les tefillin de la tête ? » — tu as une tête, mets donc les tefillin de la tête. C'est très simple : le Saint béni soit-Il te donne tout — et toi, qu'en fais-tu ?
7 Et la malédiction ? — le Saint béni soit-Il ne donne pas de malédiction

Quant à la malédiction — à D.ieu ne plaise, le Saint béni soit-Il ne nous donne pas de malédiction. Comment serait-il possible que le Saint béni soit-Il nous remette une malédiction ?

De la bouche du Très-Haut ne sort ni le mal ni le bien Eikha 3, 38
C'est impossible. Du Saint béni soit-Il ne sort que du bien. Je ne te donne pas de malédiction — im tu n'écoutes pas, c'est ta malédiction à toi. Ce que je t'ai donné, ce n'est que de la bénédiction ; si tu n'écoutes pas, c'est ton problème. Et c'est pourquoi, pour la malédiction, il est écrit im, et pour la bénédiction achér — du registre du tokef et du koa'h, la force d'écouter les commandements de Hachem.
8 Elloul — un mot araméen : chercher

Comme nous l'avons dit, la paracha Réeh précède toujours Roch 'Hodech Elloul. Pourquoi ce mois s'appelle-t-il Elloul ? C'est un mot araméen, et il signifie chercher. D'où la preuve ?

Envoie pour toi des hommes, et qu'ils explorent le pays de Canaan Bamidbar 13, 2

Le Targoum Onkelos rend vayatourou par viyaleloun — qu'ils cherchent. Explorer, chercher : voilà Elloul. Et que cherchons-nous durant ce mois ?

Scrutons nos voies, examinons-les, et revenons jusqu'à Hachem Eikha 3, 40

C'est pour cela que c'est le mois des ra'hamim et des seli'hot.

9 Qui commence ? — Ani ledodi contre Dodi li

Et puisque nous cherchons déjà des rachei tevot — voici le plus célèbre :

Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi Chir HaChirim 6, 3

Observez l'ordre : qui commence ? Moi. C'est-à-dire : c'est à moi de commencer à me rapprocher du Saint béni soit-Il, et alors mon Bien-aimé est à moi. Où est la difficulté ? Chir HaChirim contient le verset inverse :

Mon Bien-aimé est à moi et je suis à Lui, Lui qui paît parmi les roses Chir HaChirim 2, 16
Alors qui est premier ? Il y a ici une contre-position : un verset dit ceci, l'autre dit cela. Nous est-il demandé de nous rapprocher d'abord du Saint béni soit-Il, et alors Il se rapprochera de nous — ou l'inverse ?
10 Le débat du Midrach Eikha — « c'est à Toi » / « c'est à vous »

Ce débat, nous le trouvons dans la Meguilat Eikha que nous avons lue ce mois-ci. Comment se termine Eikha ?

Ramène-nous vers Toi, Hachem, et nous reviendrons ; renouvelle nos jours comme autrefois Eikha 5, 21
Knesset Israël dit devant le Saint béni soit-Il : Maître du monde, c'est à Toiramène-nous. Commence, Toi. Donne-nous la force de revenir, et nous reviendrons.
Le Saint béni soit-Il répond : c'est à vous — c'est vous qui devez être les premiers, comme il est dit « Revenez à Moi et Je reviendrai à vous ».
Knesset Israël réplique : Maître du monde, c'est à Toi, comme il est dit « Ramène-nous, D.ieu de notre salut ». C'est pourquoi il est dit : « Ramène-nous vers Toi, Hachem, et nous reviendrons ».
Revenez à Moi et Je reviendrai à vous Malakhi 3, 7 · Ramène-nous, D.ieu de notre salut Tehillim 85, 5

Chacun, pour ainsi dire, renvoie la balle à l'autre. Israël dit : nous n'avons pas la force de faire téchouva, rapproche-Toi de nous et donne-nous cette force. Et le Saint béni soit-Il répond : commencez, vous.

11 La réponse — comme l'eau réfléchit le visage
Comme l'eau réfléchit le visage au visage, ainsi le cœur de l'homme à l'homme Michlé 27, 19

Si je regarde dans un miroir — que vois-je ? Moi-même. Si je regarde dans l'eau, dans une source — qui est-ce que j'y vois ? Moi. Et si je déplace mon visage, le visage dans la source disparaît. Ainsi le cœur de l'homme à l'homme : si tu veux savoir si quelqu'un t'aime — aime-le, et tu verras qu'il t'aime. C'est le reflet de l'un dans l'autre.

⭐ Entre les hommes, cela demande du travail, et là il peut y avoir discussion. Mais sur un point il n'y a aucune discussion — envers le Saint béni soit-Il, c'est certain : si nous ouvrons notre cœur au Saint béni soit-Il, Il ouvre le Sien vers nous. Et donc la réponse au débat « qui est premier » n'est ni l'un ni l'autre. La réponse, c'est la réciprocité.
12 « Hachem est ton ombre à ta droite »

Où est la preuve ? Dans le chapitre que nous récitons — « Chir lamaalot, je lève les yeux vers les montagnes, d'où viendra mon secours ? » :

Hachem est ton gardien, Hachem est ton ombre à ta main droite Tehillim 121, 5
Qui est l'ombre, ici ? Peut-on dire une chose pareille ? David HaMélekh le dit, et le Saint béni soit-Il ne s'en offense pas : le Saint béni soit-Il est ton ombre. (Idée célèbre rapportée au nom du Baal Chem Tov — et comme le dit le cours : si je n'avais pas vu ce commentaire, je n'aurais pas osé dire ce que je vous dis.)
⭐ Combien d'ombre veux-tu ? Apporte une main. Si tu ne sors qu'un doigt, on verra l'ombre d'un doigt. Si tu donnes toute la main, tu reçois une ombre de la taille d'une main. Combien de chefa recevrons-nous du Saint béni soit-Il ? Cela dépend uniquement de combien nous voulons nous rapprocher de Lui, de combien nous voulons y investir.
13 « Lessoussati berikhvé Paro » — la mesirout nefech des juments
À ma jument parmi les chars de Pharaon je t'ai comparée, mon amie Chir HaChirim 1, 9
Chlomo HaMélekh, au nom du Saint béni soit-Il, compare Knesset Israël aux juments de Pharaon. Tu n'as rien trouvé de mieux ? Qu'y a-t-il donc de si particulier dans les chevaux de Pharaon ?

Ces chevaux portaient les Égyptiens à la poursuite des Bné Israël, juste avant l'ouverture de la mer : « Il prit six cents chars d'élite… et des officiers sur chacun d'eux ». Ils galopent, ils galopent, ils galopent.

Un cheval normal — et les chevaux ont de l'intelligence — freine dès qu'il atteint un obstacle qu'il sait ne pas pouvoir franchir. On le voit dans les concours de saut d'obstacles : le cheval saute la barrière, mais si elle est trop haute il s'arrête net, et peu lui importe que le cavalier tombe.
⭐ Et les chevaux de Pharaon ? Ils voient qu'ils entrent dans la mer, que la mer commence à se refermer, que la grande vague arrive. Le réflexe naturel : faire demi-tour et fuir. Eux ont fait un acte de mesirout nefech : ils ont dit — nous entrons dans la mer afin que les Égyptiens qui nous montent s'y noient.

Et voilà la comparaison : qui est le cavalier ? Le Saint béni soit-Il. Et le cheval, c'est nous. Là où tu M'emmènes, Je vais avec toi. Alors qui, pour ainsi dire, dirige qui ? Hachem est ton ombre à ta droite : où que tu ailles, le Saint béni soit-Il dit « Je viens avec toi ». Tu veux M'emmener dans de bons endroits — Je suis avec toi, et la chefa est à toi. Tu vas ailleurs — alors ne viens pas te plaindre de ne pas avoir de chefa. Tout ce que nous avons ne dépend que de nous.

Et il y a là un point profond : la mesirout nefech enfouie dans chaque juif. Il y a des récits de la Choa — un juif sans aucun lien avec la Torah et les mitsvot, qui mange du porc, juif uniquement parce que sa grand-mère l'était, et à qui on a tatoué le numéro pour cela. Le persécuteur lui dit : qu'est-ce que le judaïsme représente pour toi ? Rien. Déroule un Séfer Torah et marche dessus. Et cet homme, qui apparemment n'était lié à rien, répond : tue-moi — sur le parchemin d'un Séfer Torah, je ne marcherai pas. Il y a un point, dans le cœur du juif, pour lequel il donne sa vie, quoi qu'il arrive.
14 Le chofar — qui écoute, et qui sonne ?

À Roch Hachana nous bénissons : « Baroukh ata Hachem… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d'entendre la voix du chofar ». Et que fait le baal tokéa à l'instant même où la brakha s'achève ? Il sonne.

La règle est que la brakha précède l'acte. On bénit « al netilat yadayim » — et on se lave les mains ; « lehani'ah tefillin » — et on met les tefillin ; « lehadlik ner 'Hanoucca » — et on prend l'allumette. Alors pourquoi ne pas bénir « litkoa bachofar » ? Et si la brakha est bien « entendre », il devrait se taire après elle et attendre d'entendre. Ce sont des questions auxquelles, depuis la première classe, nous ne prêtons plus attention.
⭐ En réalité — qui entend la voix du chofar ? Le Saint béni soit-Il. Et quelle en est la preuve ? Ce que nous disons à Moussaf : « Baroukh ata Hachem, qui entend la voix de la teroua de Son peuple Israël avec miséricorde ».

Or la Halakha enseigne que si tu n'as pas entendu, tu ne t'es pas acquitté (nous avons des halakhot entières sur celui qui sonne dans une fosse). Alors comment cela fonctionne-t-il ? Le Saint béni soit-Il entend la sonnerie du chofar à travers nos oreilles. Il n'entend le son qu'après que toi tu l'as entendu — non pas la sonnerie brute, mais ce qui est passé par notre audition. Et c'est exactement « Hachem est ton ombre ».

⭐ Et plus encore : avec quoi le baal tokéa produit-il la sonnerie ? Avec le hével, le souffle. Or notre souffle, c'est en vérité notre néchama'hélek Eloka mimaal, une part divine d'en haut. Alors qui sonne du chofar ? Le Saint béni soit-Il sonne à travers nous, et entend à travers nous. « Elokaï, la néchama que Tu as déposée en moi est pure » — je sonne avec une part divine d'en haut, et Tu entends la teroua de Ton peuple Israël.

Et voilà « Ramène-nous vers Toi, Hachem, et nous reviendrons » — Il sonne à travers nous, et nous revenons. C'est ainsi que s'éveillent les ra'hamim. Et avec l'aide de Hachem, c'est la sonnerie du Mélekh HaMachia'h : la grande teki'a.

15 « Chémoa » — non pas écouter, mais comprendre

Et je terminerai par ceci : que veut dire entendre la voix du chofar ? En langue sainte, « entendre » ne signifie pas prêter l'oreille, mais comprendre. Quand tu veux dire en hébreu que tu as compris, tu dis chamati, j'ai entendu : j'ai entendu des oreilles, et j'ai aussi compris.

Donne à Ton serviteur un cœur qui entend Melakhim I 3, 9

Chlomo HaMélekh n'a pas demandé « des oreilles qui entendent » mais un cœur qui entend — car c'est le cœur qui comprend. La bina se trouve dans le cœur, et c'est elle qui entend et qui comprend.

Et si nous comprenons la teki'at chofar, alors nous ne faisons pas que l'entendre : nous saisissons aussi ce qu'elle dit. Qu'il soit clair, avec l'aide de Hachem, que le Saint béni soit-Il entendra notre prière avec miséricorde, l'accueillera avec bienveillance, et nous rapprochera le Machia'h de notre justice, promptement et de nos jours. Amen.

🎯 Teste-toi

Cinq questions. Clique sur une réponse.

1
Pourquoi la Torah écrit-elle « achér » pour la bénédiction et « im » pour la malédiction ?
« De la bouche du Très-Haut ne sort pas le mal » — Il ne donne que la bénédiction ; la malédiction est la tienne, d'où « im ».
2
D'où vient le sens de « achér » comme force ?
L'hébreu moderne l'a gardé : un ichour est ce qui donne force et validité à un document.
3
Que signifie le mot « Elloul », et quelle en est la preuve ?
« Scrutons nos voies, examinons-les, et revenons jusqu'à Hachem » — Elloul est le mois de la recherche.
4
Qu'est-ce qui tranche le débat sur celui qui fait le premier pas ?
Comme un miroir : ce que tu apportes est ce que tu vois. Et « Hachem est ton ombre à ta droite ».
5
Pourquoi bénit-on « entendre la voix du chofar » et non « sonner » ?
« Qui entend la voix de la teroua de Son peuple Israël » — et notre souffle est une part divine d'en haut.

Résultat

📅 Programme sur sept jours — Réeh · vers Elloul
Dimanche
Lis Devarim 11, 26–28. Remarque la différence entre « achér » et « im ».
Lundi
Étudie Rachi « à condition que vous écoutiez », et « achér tu as brisées — yichar koa'h ».
Mardi
Compte trois bénédictions reçues aujourd'hui — puis demande-toi ce que tu en as fait.
Mercredi
Elloul, c'est chercher. Écris une chose, dans tes voies, qui demande réparation.
Jeudi
« Ani ledodi » — fais aujourd'hui le premier pas, sans attendre qu'on vienne vers toi.
Vendredi
« Hachem est ton ombre » — tends toute la main : fixe une kabala concrète pour Elloul.
Chabbat
Chabbat Mevarkhim — prépare ton cœur au chofar : entendre, c'est-à-dire comprendre.
Quatre étapes pratiques
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