🕯️ Éloúl 5786 · à deux jours de Roch Hachana 5787 Que nous soyons tous inscrits et scellés pour une bonne année
Roch Hachana — l'assemblée d'Israël en prière, hommes dans la salle et femmes à la galerie, devant l'arche ouverte
Roch Hachana · Éloúl 5786 · Cours 1

« Bétokh ami anokhi yochavet »

Ce qu'il faut demander à Roch Hachana — et pour qui
Cours de M. Yéhouda Himi
🕯️ À l’élévation de l’âme de Rav Ron Chaya זצ״לCette étude est également dédiée à la mémoire de Rav Ron Chaya זצ״ל, qui a consacré sa vie à diffuser la Torah, à réveiller la téchouva et à renforcer un véritable shalom — un shalom de vérité, de kedoucha et de responsabilité.Que le mérite du juste nous protège, ainsi que tout Israël. Que son âme soit liée au faisceau de la vie. Amen.
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Roch Hachana — Cours 1 · « Bétokh ami anokhi yochavet »
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« Bétokh ami anokhi yochavet »
Ce qu'il faut demander à Roch Hachana — et pour qui

Le Zohar enseigne une règle de lecture : partout où le texte écrit hayom, « le jour », il fait allusion à Roch Hachana, le jour où le Saint béni soit-Il siège pour juger le monde.

L’histoire de la Chounamite (Melakhim II 4) commence précisément par vayehi hayom. Elicha veut lui rendre le bien qu’elle lui a fait et lui demande : « y a-t-il à parler pour toi au roi ? » Elle répond : bétokh ami anokhi yochavet — je demeure au milieu de mon peuple.

Le Zohar lit ce « roi » comme le Roi d’en haut, et ce jour-là comme Roch Hachana, où le Saint béni soit-Il est appelé ha-Mélekh ha-Michpat. Sa réponse devient alors une règle de prière : je ne demande rien pour moi seule.

Pourquoi ? Parce que celui qui se sépare du public le jour du jugement est examiné seul — et il est le premier saisi. D’où la prière au pluriel : barkhénou, bénis-nous.

Et il y a plus grand encore que la nation : la Chékhina en exil. Si elle revient, il ne manque plus rien. C’est ce que demande la prière de l’Or Ha’Haïm ha-kadoch : veyé‘ol malkénou behékhaleh — que notre Roi entre dans Son palais.

📖 Cours complet
1 Deux jours avant Roch Hachana

Nous sommes à deux jours de Roch Hachana, et il y a une chose qu’il faut apprendre avant d’y entrer. Elle se trouve dans la paracha que nous avons lue : Atem nitsavim hayom — vous vous tenez aujourd’hui, tous, devant Hachem votre D.

Et la question est : quel est ce hayom ? Quel est cet « aujourd’hui » ?

2 La règle du Zohar : « hayom »

Le Zohar ha-kadoch dit ceci : partout où il est écrit dans la Torah, dans le Tanakh, hayom, « le jour », c’est une allusion à Roch Hachana — le jour où le Saint béni soit-Il siège pour juger le monde.

D’où l’apprend-on ? D’un verset du livre de Iyov :

« וַיְהִי הַיּוֹם וַיָּבֹאוּ בְּנֵי הָאֱלֹהִים לְהִתְיַצֵּב עַל ה', וַיָּבוֹא גַם הַשָּׂטָן בְּתוֹכָם »

« Ce fut le jour, et les fils de D. vinrent se présenter devant Hachem, et le Satan vint aussi parmi eux. » Iyov 1,6

Ce jour-là est le jour de Roch Hachana : le jour où le monde est jugé.

Donc, chaque fois que nous lisons dans le texte vayehi hayom, nous devons apprendre que quelque chose, dans ce passage, se rattache à Roch Hachana.
3 La femme de Chounem

Prenons l’histoire de la Chounamite. Elle se trouve au livre des Rois, Melakhim II, chapitre 4, au temps d’Elicha ha-navi — Elicha, celui qui a succédé à Eliahou ha-navi.

« וַיְהִי הַיּוֹם וַיַּעֲבֹר אֱלִישָׁע אֶל שׁוּנֵם, וְשָׁם אִשָּׁה גְדוֹלָה, וַתַּחֲזֶק בּוֹ לֶאֱכָל לָחֶם, וַיְהִי מִדֵּי עָבְרוֹ יָסֻר שָׁמָּה לֶאֱכָל לָחֶם »

« Ce fut le jour, et Elicha passa à Chounem ; là se trouvait une femme guedola, et elle le retint pour manger du pain. Et chaque fois qu’il passait, il se retirait là pour manger du pain. » Melakhim II 4,8

Quel jour était-ce ? Roch Hachana — puisqu’il est écrit vayehi hayom. Chounem est un nom de lieu.

Et icha guedola ne veut pas dire une femme grande de taille, ni riche. Rachi écrit un seul mot : « חשובה » — une femme importante, une personnalité qui compte. Rachi, Melakhim II 4,8

Elle voit passer dans son quartier un prophète, un homme de D. saint. Elle lui dit : viens, je t’invite à manger, à être reçu chez moi comme il faut. Et il déjeunait chez elle chaque fois qu’il passait.

4 La chambre à l’étage

Elle dit alors à son mari :

« הִנֵּה נָא יָדַעְתִּי כִּי אִישׁ אֱלֹהִים קָדוֹשׁ הוּא עֹבֵר עָלֵינוּ תָּמִיד. נַעֲשֶׂה נָּא עֲלִיַּת קִיר קְטַנָּה, וְנָשִׂים לוֹ שָׁם מִטָּה וְשֻׁלְחָן וְכִסֵּא וּמְנוֹרָה, וְהָיָה בְּבֹאוֹ אֵלֵינוּ יָסוּר שָׁמָּה »

« Voici, je sais que c’est un homme de D. saint qui passe chez nous continuellement. Faisons donc une petite chambre haute, et mettons-lui là un lit, une table, une chaise et une lampe ; et quand il viendra chez nous, il se retirera là. » Melakhim II 4,9-10

Autrement dit : il n’est pas convenable de ne lui offrir qu’un repas. Faisons-lui aussi le gîte comme il faut. Une petite galerie, une chambre à l’étage — un lit, une table, une chaise, une lampe.

Et ce fut ainsi : vayehi hayom, il vint là, se retira dans la chambre haute et s’y coucha. Elle lui avait arrangé tout ce qu’il fallait — manger, boire, dormir.

5 La hakarat hatov d’Elicha

Elicha sent évidemment qu’il faut dire la reconnaissance. Cette femme s’occupe de lui, du repas, du logement. Il faut rendre le bien.

Il appelle Gué’hazi, son serviteur — celui qui était toujours à son service — et lui dit : appelle cette Chounamite. Elle vient et se tient devant lui. Et il ne lui parle pas directement : ce ne serait ni convenable ni pudique. Il dit à Gué’hazi : demande-lui, s’il te plaît.

« הִנֵּה חָרַדְתְּ אֵלֵינוּ אֶת כָּל הַחֲרָדָה הַזֹּאת, מֶה לַעֲשׂוֹת לָךְ? הֲיֵשׁ לְדַבֶּר לָךְ אֶל הַמֶּלֶךְ אוֹ אֶל שַׂר הַצָּבָא? »

« Voici que tu t’es donné pour nous toute cette peine ; que faire pour toi ? Y a-t-il à parler pour toi au roi, ou au chef de l’armée ? » Melakhim II 4,13

C’est-à-dire : que peut-on faire pour toi, que peut-on entreprendre en ta faveur ? Dans nos termes d’aujourd’hui : tu veux une réduction d’arnona ? Tu veux une licence pour ton commerce ? Je peux te l’arranger. Tu as quelque chose avec le roi ? Je peux parler au roi. Un poste ? Tout ce que tu veux, je peux te l’organiser.

6 Sa réponse
« וַתֹּאמֶר: בְּתוֹךְ עַמִּי אָנֹכִי יֹשָׁבֶת »

« Et elle dit : je demeure au milieu de mon peuple. » Melakhim II 4,13

Voilà sa réponse. En quoi cela répond-il à la question ? On ne sait pas encore. Pour l’instant : bétokh ami anokhi yochavet.

Au sens simple, on peut l’entendre ainsi : je n’ai besoin de rien. J’habite ici comme tout le peuple, je ne veux rien, merci beaucoup.

Elicha ne s’en contente pas. Il se tourne vers son serviteur et dit : ouma la’assot la — et que faire pour elle ? Elle n’a pas répondu à la question ; que peut-on faire, malgré tout, pour qu’elle ait du bien ?

7 L’enfant annoncé

Gué’hazi répond :

« אֲבָל בֵּן אֵין לָהּ, וְאִישָׁהּ זָקֵן »

« Mais elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Melakhim II 4,14

Une femme stérile et un mari âgé : cela nous rappelle qui ? Avraham et Sarah.

Il dit : appelle-la. On l’appelle, et elle se tient à l’entrée. Vous vous souvenez de l’entrée ? Pétah ha-ohel ke’hom hayom, l’entrée de la tente à la chaleur du jour. Le récit ressemble beaucoup à l’autre.

« לַמּוֹעֵד הַזֶּה כָּעֵת חַיָּה אַתְּ חֹבֶקֶת בֵּן »

« À cette même époque, l’an prochain à pareille saison, tu étreindras un fils. » Melakhim II 4,16

Exactement comme il fut dit à Sarah. Que veut dire lamo‘ed hazé ka‘et ‘haya ? Dans un an, à pareille date, tu étreindras un fils.

Et elle répond : « Non, mon maître, homme de D., ne trompe pas ta servante » — c’est-à-dire : nous ne sommes pas en état d’avoir des enfants. Cela aussi rappelle ce que Sarah avait dit.

Et pourtant : « la femme conçut et enfanta un fils, à cette même époque, l’année suivante, comme Elicha le lui avait dit » Melakhim II 4,17. Un prophète saint a dit ce qu’il a dit — et elle a enfanté son fils exactement à Roch Hachana.
8 De nouveau « vayehi hayom »

Le texte raconte ensuite que l’enfant grandit.

« וַיִּגְדַּל הַיָּלֶד, וַיְהִי הַיּוֹם וַיֵּצֵא אֶל אָבִיו אֶל הַקֹּצְרִים »

« L’enfant grandit ; ce fut le jour, et il sortit vers son père, vers les moissonneurs. » Melakhim II 4,18

Il est allé aider son père au champ. Il a reçu un coup de soleil — « ma tête, ma tête ! » — on le porte à sa mère, il reste sur ses genoux jusqu’à midi, et il meurt.

Elle monte, le couche sur le lit de l’homme de D., ferme la porte et part chercher Elicha. Elle lui dit : je te l’avais bien dit, tu t’es joué de moi — et voilà, il est mort. Elicha lui répond : ne t’inquiète pas.

9 Le retour à la vie

Gué’hazi part devant eux avec le bâton :

« וַיָּשֶׂם אֶת הַמִּשְׁעֶנֶת עַל פְּנֵי הַנַּעַר, וְאֵין קוֹל וְאֵין קָשֶׁב, וַיָּשָׁב לִקְרָאתוֹ וַיַּגֶּד לוֹ לֵאמֹר: לֹא הֵקִיץ הַנָּעַר »

« Il posa le bâton sur le visage de l’enfant : point de voix, point de réponse. Il revint à sa rencontre et lui dit : l’enfant ne s’est pas réveillé. » Melakhim II 4,31

Elicha entre dans la maison, et voici l’enfant mort, couché sur son lit. Il entre, ferme la porte sur eux deux, et prie Hachem.

« וַיַּעַל וַיִּשְׁכַּב עַל הַיֶּלֶד, וַיָּשֶׂם פִּיו עַל פִּיו וְעֵינָיו עַל עֵינָיו וְכַפָּיו עַל כַּפָּיו, וַיִּגְהַר עָלָיו, וַיָּחָם בְּשַׂר הַיָּלֶד… וַיְזוֹרֵר הַנַּעַר עַד שֶׁבַע פְּעָמִים, וַיִּפְקַח הַנַּעַר אֶת עֵינָיו »

« Il monta et se coucha sur l’enfant, mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses paumes sur ses paumes, et s’étendit sur lui ; et la chair de l’enfant se réchauffa… L’enfant éternua jusqu’à sept fois, et l’enfant ouvrit les yeux. » Melakhim II 4,34-35

Il appelle alors la Chounamite : « prends ton fils ». Elle vient, tombe à ses pieds, se prosterne à terre, prend son fils et sort.

10 Qui est cet enfant : Havakouk

Qui est cet enfant, le fils de la Chounamite ? C’est Havakouk ha-navi.

Et pourquoi est-il appelé Havakouk ? Parce qu’il a été étreint deux fois — ‘hibkou oto pa‘amayim. Sa mère l’a étreint une fois, et Elicha l’a étreint une seconde fois pour le faire revivre.

« וְדָא הוּא חֲבַקּוּק נְבִיאָה… אִי הָכִי, חָבוּק מִבָּעֵי לֵיהּ, אֲמַאי חֲבַקּוּק תְּרֵי? חַד דְּאִמֵּיהּ, וְחַד דֶּאֱלִישָׁע, דְּאִתְחַבָּק עִמֵּיהּ »

« Et c’est là Havakouk le prophète… S’il en est ainsi, il aurait fallu dire ‘Havouk ; pourquoi ‘Havakouk, deux fois ? Une étreinte de sa mère, et une d’Elicha, qui s’est étreint avec lui. » Zohar, Bechala‘h
Et Elicha lui-même l’avait déjà dit dans sa propre bouche : at ‘hovéket ben — tu étreins un fils. Le mot de l’annonce contenait déjà le nom.
11 Alors, que veut dire sa réponse ?

Il faut maintenant comprendre. Il lui demande ce qu’elle veut qu’on organise pour elle, et elle répond bétokh ami anokhi yochavet. Au sens simple : je n’ai besoin de rien.

Mais le Zohar ha-kadoch dit ceci. Quand il lui demande « y a-t-il à parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? », on peut entendre autre chose. Qui est le Roi ?

Le Roi, c’est le Saint béni soit-Il. As-tu quelque chose à demander au Roi d’en haut ? J’ai une parole avec Lui, je peux tout t’arranger.

Et elle répond : bétokh ami anokhi yochavet. C’est-à-dire : je ne veux rien pour moi seule, rien en propre. Je suis à l’intérieur d’Israël. Ce que le Saint béni soit-Il bénira pour Israël, j’en profiterai de toute façon comme membre du peuple.

12 Il n’y a pas de chalom privé

Prenons un exemple. Si je veux la sécurité économique : bénis Israël, qu’ils aient la sécurité économique — et moi, en tant qu’individu d’Israël béni, j’en serai béni.

Tu veux demander la paix ? Il n’y a pas de paix privée. Chalom al Israël. S’il y a la paix sur Israël, alors il y a la paix sur moi aussi.
13 Ce jour-là était jour de jugement

Et c’est ce que dit le Zohar sur ce passage :

« הַהוּא יוֹמָא, יוֹמָא טָבָא דְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה הֲוָה… בְּהַהוּא יוֹמָא אִקְרֵי קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא מֶלֶךְ — הַמֶּלֶךְ הַמִּשְׁפָּט »

« Ce jour-là était le bon jour de Roch Hachana… en ce jour, le Saint béni soit-Il est appelé Roi — le Roi du Jugement. » Zohar, Bechala‘h

Elicha lui dit donc : as-tu quelque chose à demander auprès du Roi d’en haut, pour les affaires qui sont entre tes mains ? Que veux-tu que je fasse pour toi auprès du Saint béni soit-Il, aujourd’hui, jour de Roch Hachana ?

Et elle répond : à Roch Hachana, sur qui est-ce que je demande ? Pas sur moi seule. Je demande sur tout Israël.
14 Le secret de la chose

Voici le fond, et c’est un conseil très important pour Roch Hachana et pour les prières de Roch Hachana.

À Roch Hachana, les miséricordes du Saint béni soit-Il s’étendent sur Son peuple comme un seul. Toute la nation d’Israël se tient en jugement ce jour-là.

Il est vrai qu’Il nous fait passer un par un devant Lui, comme bnei maron. Mais d’un seul regard, d’un seul coup, Il voit tout Israël et les détails qui sont à l’intérieur. Et la nation d’Israël en tant que nation se tient elle aussi en jugement.

15 Ne pas se séparer du public
« לָא יִתְפְּרַשׁ בַּר נָשׁ בִּלְחוֹדוֹי, וְלָא יִתְרְשִׁים לְעֵילָּא, וְלָא יִשְׁתְּמוֹדְעוּן בֵּיהּ בִּלְחוֹדוֹי »

« Que l’homme ne se sépare pas seul, qu’il ne soit pas inscrit en haut à part, et qu’on ne le distingue pas seul. » Zohar, Bechala‘h

C’est pourquoi il n’est ni convenable ni avantageux pour un homme de se séparer du public ce jour-là. Que veut dire se séparer du public ? Ne pas prier en individuel, et surtout : ne pas demander pour soi seul, ne pas faire des demandes privées pour sa propre personne.

Pourquoi ? Parce que ceux qui se séparent du public sont les premiers saisis dans le jugement.
« Je veux la parnassa. » — Tu me parles personnellement ? Bien : viens, vérifions. Mérites-tu la parnassa ? Qu’as-tu fait ici, qu’as-tu fait là ? Tu demandes une demande personnelle, je pose sur toi une loupe personnelle.

« Je veux la santé. » — Cela t’est-il dû ? Viens, vérifions. Qu’as-tu fait pour que la santé te soit due ? Je t’examine, toi, un par un.
D’où la conclusion pratique, et le conseil à emporter : nous parlons de tout Israël. Barkhénou — bénis-nous. Tout au pluriel, tout au pluriel. Car si tu pries sur Israël, tu bénéficies de cette bénédiction de toute façon.
16 « Hav hav »

Il y a une parole du Zohar qui dit que les rechaïm ressemblent à des chiens : ils disent hav hav. Vous savez comment aboie le chien — hav hav.

Or hav, en araméen, veut dire : donne. Donne, donne, donne. Celui qui dit seulement « donne-moi, donne-moi, donne-moi », c’est comme le chien qui réclame. Ce n’est pas ainsi qu’il faut faire.

Viens plutôt demander la chose la plus juste. Quelle est la chose la plus juste ? Prends le taureau par les cornes. Va vers la chose la plus grande, celle qui englobe tout.
17 Plus grand encore que la nation

Nous avons dit une première marche : la nation d’Israël. Demande pour Israël — bétokh ami anokhi yochavet.

Mais il y a quelque chose de plus grand encore, et si tu pries pour cela, tu as résolu tous les problèmes d’un coup. Que nous manque-t-il, à cause de quoi nous nous sentons manquants en permanence ?

Le Beith haMikdach. La Chékhina. Toute notre histoire, toute la raison pour laquelle nous souffrons, c’est que la Chékhina est en exil. Si la Chékhina est ici, tout est en ordre.

Il est donc plus sage de ne pas gaspiller les balles pour nos petites affaires privées, mais de demander la chose la plus grande : que la Chékhina revienne à sa place. Et si tu pries pour le retour de la Chékhina, alors tout le reste sera de toute façon en ordre.

18 La prière de l’Or Ha’Haïm ha-kadoch

Cette sagesse, ce secret, l’Or Ha’Haïm ha-kadoch nous l’a également révélé. Il y a une prière qu’il a écrite, imprimée dans les sidourim de Yom Kippour, et qu’il est bon de dire pendant Vaya‘avor Hachem al panav vayikra — pendant les treize middot. C’est pourquoi les hazanim ménagent un peu de temps à cet endroit, pour que celui qui peut y arriver le dise.

Regardez bien la formulation, et ce qu’il demande.

יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֱלֹהֵינוּ, יְדִידוּת אוֹר נַפְשֵׁנוּ רוּחֵנוּ וְנִשְׁמָתֵנוּ, לְמַעַן בְּרִיתְךָ אֲשֶׁר כָּרַתָּ לִשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה מִדּוֹת שֶׁאֵינָן חוֹזְרוֹת רֵיקָם לְעוֹלָם מִלְּפָנֶיךָ,

זְכֹר אַהֲבָתֵנוּ וְחִבָּתֵנוּ, וְהָשֵׁב שְׁכִינָתְךָ לְבֵית קָדְשֵׁנוּ, וְתַחֲזֹר לְהִשְׁתַּעֲשֵׁעַ בָּנוּ כִּימֵי קֶדֶם,

כִּי קָשָׁה פְּרֵדָתְךָ מִמֶּנּוּ כִּפְרִידַת נַפְשֵׁנוּ מִגּוּפֵנוּ. הָמוּ מֵעֵינוּ וְכָלְתָה נַפְשֵׁנוּ אֶל גְּאֻלַּת שְׁכִינָתְךָ וְאֶל מְעוֹן קָדְשֶׁךָ, וְלִרְצוֹנְךָ ה' נִכְסַפְנוּ.

הִנְנוּ מִתְחַנְּנִים וּבוֹכִים לְפָנֶיךָ ה' אָב הָרַחֲמָן, עַל גָּלוּת הַשְּׁכִינָה. הוֹשִׁיעָה ה' שְׁכִינָתְךָ, וְדַבֵּק נַפְשֵׁנוּ בְּאַהֲבָתְךָ הַנְּעִימָה וְהָעֲרֵבָה עַל נַפְשֵׁנוּ, וְיֵעוֹל מַלְכֵּנוּ בְּהֵיכָלֵהּ. Or Ha’Haïm ha-kadoch
« Ramène Ta Chékhina à la maison de notre sanctuaire, et reviens Te délecter avec nous comme aux jours d’autrefois. »

Imaginez ce que cela veut dire : nous ne demandons rien d’autre. Nous avons tout reçu, nous n’avons besoin de rien — seulement que Tu puisses de nouveau Te délecter avec nous comme autrefois. C’est là le résumé de tout.

Pourquoi ? « Car Ta séparation d’avec nous nous est dure comme la séparation de notre âme d’avec notre corps. » Et la dernière phrase : veyé‘ol malkénou behékhaleh — que notre Roi entre dans Son palais, c’est-à-dire dans le Beith haMikdach.

Si nous prions cela, nous avons déjà tout inclus. Car s’il y a la Chékhina et s’il y a le Beith haMikdach, il ne manque rien.
19 Ce qu’il faut emporter

Sur quoi prier ? On a posé la question, et la réponse est simple. Tu veux prier pour la parnassa ? Tu reçois automatiquement un courrier du Ciel : va travailler. Tu veux un zivoug ? Inscris-toi, sors, rencontre. Tout cela est déjà posé devant toi.

Il reste une seule chose que nous puissions demander : la capacité de faire ces choses. Et cette capacité, comment l’obtenir ? S’il y a ici la Chékhina, il y a tout.

Donc, avec l’aide du Ciel : à Roch Hachana, dans les prières, mettre la pensée sur l’exil de la Chékhina, et qu’elle revienne vite et de nos jours. Veyé‘ol malkénou behékhaleh.

Que nous méritions une bonne année et bénie. Tikhlé chana ve-kileloteha, ta’hel chana ou-virkhoteha — que finisse l’année avec ses malédictions, et que commence l’année avec ses bénédictions.

🎯 Teste-toi

Cinq questions sur le cours. Clique sur une réponse.

1
Selon le Zohar, à quoi fait allusion le mot hayom chaque fois qu’il apparaît dans le texte ?
Le Zohar l’apprend de Iyov 1,6 : « ce fut le jour, et les fils de D. vinrent se présenter devant Hachem ».
2
Que signifie icha guedola à propos de la Chounamite, selon Rachi ?
Rachi écrit un seul mot : ‘hachouva — importante.
3
Pourquoi le fils de la Chounamite est-il appelé Havakouk ?
Une étreinte de sa mère, une étreinte d’Elicha qui l’a fait revivre — et Elicha l’avait annoncé : at ‘hovéket ben.
4
Selon le Zohar, qui est le « roi » de la question « y a-t-il à parler pour toi au roi ? »
Ce jour-là est Roch Hachana, où le Saint béni soit-Il est appelé ha-Mélekh ha-Michpat.
5
Que dit le Zohar de celui qui, ce jour-là, se sépare du public et ne demande que pour lui-même ?
Demander seul, c’est être examiné seul. D’où la prière au pluriel : barkhénou.

Résultat

📅 Programme sur sept jours — Roch Hachana
Dimanche
Lire Melakhim II 4, du verset 8 au verset 37. C’est court, et cela se lit d’un trait.
Lundi
Repérer dans les prières de Roch Hachana toutes les demandes formulées au pluriel. Elles sont presque toutes au pluriel.
Mardi
Prendre une demande personnelle que l’on porte, et la reformuler pour tout Israël.
Mercredi
Lire la prière de l’Or Ha’Haïm ha-kadoch une fois, lentement, en s’arrêtant sur véhachev Chékhinatekha.
Jeudi
Faire du bien à quelqu’un sans le lui dire, comme la Chounamite a préparé la chambre avant qu’on la lui demande.
Vendredi
Avant l’entrée de la fête, décider d’une seule chose que l’on demandera pour le public.
Chabbat / Roch Hachana
Pendant la Amida, avoir en tête une fois, distinctement : la Chékhina en exil, et son retour.
Quatre étapes pratiques
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Chalom Bayit — La bouche à la maison

Mon alliance de paix — la paix commence à la maison. Découvre une carte Chalom Bayit.

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Guématria — Rav Menaché

Connexions cachées dans les noms selon Rav Menaché zatsal.

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